Médecin Digital

Si les praticiens songent souvent à l’achat des équipements médicaux, la décoration fait quant à elle rarement partie des priorités. Pourtant, il est important pour les patients de se sentir bien, dans un environnement empreint d’une certaine sérénité. Voici donc quelques idées de décoration pour votre cabinet médical.

Optez pour des teintes douces et apaisantes

Pour votre salle d’attente comme pour votre cabinet en général, préférez des teintes apaisantes et qui permettront aux patients de se sentir bien : des nuances de gris associées à des couleurs telles que le bleu canard ou un orangé, par exemple. Votre salle d’attente doit être la plus joyeuse et lumineuse possible, tout en offrant une image rassurante.

Vous pouvez ajouter un canapé coloré ou des chaises acidulées. Évitez de surcharger les murs de tableaux ou d’affiches.

Faites le vide sur votre bureau

Transmettez une image professionnelle grâce à un bureau rangé et bien organisé. Cela vous évitera également de perdre des dossiers ou d’autres documents importants. N’hésitez pas à avoir recours à des porte-dossiers, boîtes à archives, bannettes…

Préférez des accessoires conçus dans une matière facile d’entretien afin d’éviter que la poussière ne s’y installe. Faire de la place sur votre bureau rendra les échanges plus agréables avec vos patients.

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Végétalisez si vous le pouvez

Si vous disposez de suffisamment de lumière, n’hésitez pas à ajouter des plantes vertes dans la salle d’attente ainsi qu’à l’accueil. Très esthétiques et faciles d’entretien, les tableaux végétaux représentent une décoration originale qui plaira sans doute à vos patients.

Des exemples de décoration de cabinets médicaux ici :

https://www.pinterest.fr/cfrancomichelon/cabinet-médical-décoration/?lp=true

https://www.pinterest.fr/vbouret/deco-cabinet-médical/?lp=true

https://www.pinterest.fr/myngoct14/décoration-cabinet-médical/


Élément majeur et à haut risque dans un cabinet médical, l’entretien nécessite toute votre attention. Afin de répondre aux exigences en la matière, vous pouvez suivre un protocole établi par la Haute Autorité de santé (HAS). Explications.

Privilégiez un matériel adéquat pour l’entretien

La HAS déconseille d’utiliser un balai éponge, des serpillères, des éponges, un balai à poussière et un aspirateur dans votre cabinet. Vous privilégierez :

  • Des gants de ménage protégeant les avant-bras
  • Un balai plat articulé type balai trapèze
  • Un balai à franges ou Faubert®
  • Une pelle
  • Des chiffons éponges (lavettes)
  • Des lavettes à usage unique imprégnées de détergent
  • Des essuie-mains à usage unique
  • Un détergent simple polyvalent
  • Un désinfectant ou un détergent pour les sols et surfaces
  • De l’eau de Javel
  • Du produit pour les vitres
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La bonne méthode à adopter

Commencez toujours par les pièces les plus propres pour aller vers les pièces les plus sales (toilettes, local d’entretien le cas échéant) et nettoyez d’abord ce qui est en haut pour finir par le sol.

Privilégiez un dépoussiérage humide pour le sol et les surfaces avant le lavage. N’utilisez jamais d’alcool pour désinfecter les surfaces. S’il y a des jouets dans votre salle d’attente, ramenez-les à votre domicile pour les laver au lave-vaisselle ou au lave-linge pour les jouets en tissu.

 

Prenez un soin tout particulier lors du nettoyage de la salle d’examen. Pensez à nettoyer :

  • Le plan de travail
  • Le chariot de soins
  • Le divan d’examen
  • Le marchepied
  • Le tabouret

N’oubliez pas également de nettoyer régulièrement les poignées de porte, les téléphones ainsi que les poubelles.


La salle d’attente, si elle ne représente pas la pièce la plus importante de votre cabinet, s’affiche néanmoins comme une pièce d’accueil. Elle doit permettre aux patients d’attendre leur rendez-vous dans de bonnes conditions et elle doit respecter plusieurs règles importantes afin d’être en conformité.

Votre salle d’attente doit être accessible

Votre salle d’attente doit demeurer accessible à tous. Le principe d’accessibilité, présent dans la loi du 11 février 2005, concerne l’intégralité des locaux accueillant du public et implique tous les handicaps, qu’ils soient moteurs ou psychiques.

Cela inclut l’accès au bâtiment (et donc à votre salle d’attente), mais aussi l’accès à l’information, à la communication et aux prestations.

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Votre salle d’attente doit comprendre les informations obligatoires

Certains éléments d’information doivent impérativement être visibles dans votre salle d’attente. Parmi ceux-ci, on trouve :

  • Les tarifs des honoraires (ou fourchette de tarifs) des cinq prestations les plus couramment pratiquées.
  • Les tarifs des remboursements par l’Assurance Maladie de ces honoraires.
  • Les tarifs des majorations de type visite à domicile, visite de nuit, visite le dimanche, etc.

Votre salle d’attente doit respecter le secret médical

Selon le code de déontologie, « le médecin doit disposer, au lieu de son exercice professionnel, d’une installation convenable, de locaux adéquats pour permettre le respect du secret professionnel et de moyens techniques suffisants en rapport avec la nature des actes qu’il pratique ou de la population qu’il prend en charge. ».

Votre cabinet de consultation doit donc être correctement insonorisé afin que les autres patients n’entendent pas les conversations. Vous pouvez choisir des portes antibruit, mais également privilégier un sol absorbant les bruits (moquette, sol en vinyle…).

De plus, si vous exercez dans des locaux neufs, l’isolation de votre cabinet doit permettre de limiter le niveau sonore à 42 (et jusqu’à 47) décibels.


Comme tout le monde, le médecin a le droit de prendre des vacances. Pour autant, afin d’assurer la continuité des soins auprès de ses patients, il est nécessaire de trouver une solution. Afin d’être certain de partir l’esprit serein, mieux vaut bien s’organiser.

La continuité des soins est une obligation

Que vous partiez en vacances plusieurs semaines ou quelques jours, vos patients ne doivent pas être impactés par cette situation. L’article R.4127-47 du code de la santé publique stipule que :

« Quelles que soient les circonstances, la continuité des soins aux malades doit être assurée. Hors le cas d’urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d’humanité, un médecin a le droit de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles. S’il se dégage de sa mission, il doit alors en avertir le patient et transmettre au médecin désigné par celui-ci les informations utiles à la poursuite des soins. »

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Bien communiquer avec son remplaçant

Trouver un bon remplaçant vous évitera sans aucun doute bien des soucis. Permettant de ne pas imposer de rupture dans les soins apportés à vos patients, il doit néanmoins être au fait de tous les dossiers.
Plusieurs règles sont à respecter en la matière :

  • Un médecin, indisponible pour des raisons personnelles ou professionnelles, ne peut se faire temporairement remplacer que par un confrère ou un étudiant en médecine, afin d’assurer la continuité des soins à ses patients.
  • Concernant le médecin remplaçant, ce doit être un médecin titulaire de la même qualification que le médecin remplacé, inscrit au tableau de l’Ordre ou enregistré comme prestataire de service, conformément à l’article R.4112-9-2 du code de la santé publique.

À noter : un médecin qui se fait remplacer doit avertir le conseil départemental de l’Ordre dont il relève en lui indiquant par écrit la date et la durée du remplacement, le nom et l’adresse du remplaçant. Un contrat précisant les conditions du remplacement doit être signé et communiqué au conseil départemental de l’Ordre.


L’installation d’un premier cabinet médical demande du temps, de l’énergie et beaucoup d’efforts. L’investissement, conséquent, comprend notamment l’achat de votre matériel médical. Quelles sont les solutions les plus pratiques et les plus avantageuses ?

En ligne ou hors-ligne ?

L’avantage des boutiques spécialisées réside dans le fait de pouvoir voir et essayer les futurs appareils du cabinet médical. De son côté, internet permet de comparer les prix et les modèles sans avoir à se déplacer, et de se faire livrer ensuite directement au cabinet. Les points forts de l’achat en ligne sont nombreux :

  • Stockage avec des gammes plus larges de produits
  • Modes de livraison selon votre disponibilité
  • Retours facilités
  • Différentes modalités de paiement
  • Prix négociés sur les volumes

N’hésitez pas à avoir recours aux forums de professionnels médicaux afin de poser vos questions sur une référence, une marque ou un site de vente en ligne.

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Ne négligez pas la qualité

L’achat de matériel médical nécessite de bien choisir son fournisseur. Dans cette optique, attention aux contrefaçons et aux produits qui ne sont pas aux normes. Recherchez avant tout du matériel médical disposant de la norme CE.

Les directives européennes (directive 93/42 CE pour les dispositifs médicaux et la directive 90/385 pour les dispositifs médicaux implantables actifs) fixent des exigences essentielles obligatoires qui ont pour objectif de garantir la sécurité et la santé des personnes.


Il est possible pour un praticien, selon plusieurs conditions présentes dans la Convention nationale des médecins généralistes et des médecins spécialistes, de s’installer en secteur 2 et de pratiquer des honoraires différents. Voici tout ce qu’il faut savoir sur cette décision.

Qui peut choisir d’exercer en secteur 2 ?

Sont uniquement autorisés à exercer en secteur 2 les médecins s’installant pour la première fois en libéral et titulaires des titres hospitaliers suivants :

  • Ancien chef de clinique des universités assistant des hôpitaux dont le statut relève du décret n° 84-135 du 24 février 1984
  • Ancien chef de clinique des universités de médecine générale dont le statut relève du décret n°2008744 du 28 juillet 2008
  • Ancien assistant des hôpitaux dont le statut est régi par les articles R. 6152501 et suivants du code de la santé publique
  • Médecin des armées dont le titre relève du chapitre 2 du décret n° 2008933 du 12 septembre 2008 portant statut particulier des praticiens des armées
  • Praticien hospitalier nommé à titre permanent dont le statut relève des articles R. 61521 et suivants du code de la santé publique
  • Praticien des hôpitaux à temps partiel comptant au minimum cinq années d’exercice dans ces fonctions et dont le statut relève des articles R. 6152201 et suivants du code de la santé publique

Sont également autorisés à pratiquer des tarifs libres les médecins autorisés à les pratiquer à la date d’entrée en vigueur de la convention. À ce jour, aucune autre fonction ne permet d’exercer en secteur 2.

De plus, il est à noter que les médecins de l’Union européenne et de la Confédération helvétique ainsi que les médecins ayant acquis leur titre dans les ESPIC (établissements de santé privés d’intérêt collectif) ou les établissements des collectivités d’outre-mer doivent effectuer une demande d’accès au secteur 2 auprès de leur CPAM.

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Un choix irrévocable

Les médecins ayant opté pour le secteur 1 lors de leur première installation ne pourront pas passer en secteur 2 par la suite. À noter également que vous aurez le choix entre deux couvertures sociales :

  • Régime d’assurance maladie des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC)
  • Sécurité sociale pour les indépendants


Vous êtes jeune médecin et vous souhaitez installer votre cabinet médical ? Que vous songiez à le faire dans un immeuble, une maison individuelle ou peut-être même dans un appartement dont vous êtes propriétaire, sachez qu’il existe des règles à respecter.

Savoir respecter la déontologie

Les Codes de déontologie précisent qu’un médecin généraliste ne doit pas s’installer dans un immeuble où exerce déjà un confrère sans l’accord de celui-ci ou de l’Ordre des médecins. Sauf accord signé entre les intéressés et notifié à l’Ordre, un médecin ayant remplacé un confrère pendant au moins trois mois ne peut pas, pendant une période de deux ans, s’installer dans un cabinet susceptible d’entrer en concurrence directe avec le médecin remplacé.

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L’installation dans son logement

Si vous êtes locataire et que vous souhaitez installer votre cabinet au sein de votre logement, vous devez obtenir l’autorisation de votre bailleur. En tant que propriétaire, l’autorisation de la copropriété est requise : assurez-vous qu’une clause du règlement ne restreigne pas ou n’interdise pas l’exercice d’une profession libérale.

À noter : un professionnel de santé libéral ne peut pas transformer son lieu d’habitation en local professionnel sans une autorisation du maire si le logement est situé dans une commune de plus de 200 000 habitants ou dans le département des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis ou du Val-de-Marne.

Sachez également que votre local doit au moins posséder :

  • Une pièce de consultation
  • Une salle d’attente
  • Des toilettes

Au total, la surface minimale de votre cabinet médical doit être de 17 mètres carrés.

C’est la loi n°2005-102 du 11 février 2005 qui prévoit que les établissements recevant du public (ERP) soient accessibles aux personnes handicapées, et ce, quel que soit le type de handicap. Les cabinets médicaux doivent ainsi répondre à un certain nombre d’obligations afin de demeurer en conformité.

Qui est concerné par l’accessibilité du cabinet médical ?

L’accessibilité s’applique aux personnes handicapées, que ce soit un handicap physique, sensoriel, cognitif, mental ou psychique, mais également aux personnes souffrant d’une difficulté passagère, aux personnes âgées ainsi qu’aux parents avec poussette, entre autres.

Un registre public d’accessibilité doit être mis en place. Il a pour but d’informer le public sur le degré d’accessibilité de l’établissement et de ses prestations. Il est consultable sur place au principal point d’accueil du cabinet, sous format papier ou dématérialisé. Il doit contenir :

  • L’attestation d’accessibilité.
  • L’attestation d’achèvement des travaux attestant de la prise en compte des règles relatives à l’accessibilité.
  • Les arrêtés préfectoraux accordant les dérogations s’il y en a eu.
  • La notice d’accessibilité lorsque l’établissement a fait l’objet d’une autorisation de construire, d’aménager ou de modifier un établissement.
  • Une information complète sur les prestations fournies dans l’établissement : l’indication qu’il s’agit d’un cabinet médical est suffisante.
  • La description des actions de formation des personnels chargés de l’accueil des personnes handicapées et leurs justificatifs : pour les ERP de 5e catégorie comme les cabinets médicaux, la plaquette d’aide à l’accueil des personnes handicapées suffit.
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Les dérogations à l’accessibilité du cabinet

Il existe quatre types de dérogations :

  • Impossibilité technique résultant de l’environnement du bâtiment.
  • Contraintes liées à la conservation du patrimoine architectural.
  • Lorsque les copropriétaires s’opposent à la réalisation des travaux de mise en accessibilité d’un ERP existant ou créé dans un bâtiment d’habitation existant au 28 septembre 2014. Cette décision doit être prise en assemblée générale. Lorsqu’elle concerne un cabinet déjà existant, la dérogation ne peut être refusée.
  • Une disproportion manifeste entre les améliorations apportées par la mise en œuvre des prescriptions techniques d’accessibilité d’une part et leurs coûts, leurs effets sur l’usage du bâtiment et de ses abords ou de la viabilité de l’exploitation de l’établissement d’autre part.

Les médecins locataires doivent se référer au bail afin de savoir si les travaux d’accessibilité sont à leur charge ou à celle du propriétaire. Si rien n’est précisé dans le bail, ils sont à la charge de ce dernier.

À savoir : seule une partie du cabinet peut répondre aux conditions d’accessibilité dès lors que l’ensemble des prestations peut y être assuré.

C’est officiel, l’année 2017 a bien été un mauvais cru pour la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP). D’après les chiffres de l’Assurance Maladie, les généralistes et les médecins à mode d’exercice particulier (MEP) ont touché 4522 euros au titre de la ROSP clinique : un chiffre en baisse malgré le dispositif de sauvegarde mis en place par la CPAM.

Le ressenti des médecins face à celui de l’Assurance Maladie

Si le communiqué de presse de l’Assurance Maladie titre « Premiers résultats encourageants pour un dispositif profondément rénové », le bilan fait par les médecins généralistes est quant à lui beaucoup plus contrasté. Ainsi, si 2016 leur avait permis de toucher en moyenne 6983 euros, l’année 2017 représente à aujourd’hui une baisse de 36 % pour les omnipraticiens.

À noter, le versement de la ROSP Adulte ne comprend ni le forfait structure, ni la ROSP Enfant, qui feront tous deux l’objet d’un versement ultérieur.

De son côté, la CPAM a bien fait jouer la clause de sauvegarde pour 2017, année de transition, afin de garantir la stabilité de la rémunération totale par rapport à l’année précédente. L’introduction de nouveaux indicateurs et le relèvement des objectifs pour les indicateurs préexistants représentaient deux facteurs de risque susceptibles d’entrainer une baisse des résultats. Malgré tout, les médecins généralistes demeurent globalement déçus des montants versés.

La raison ? Pour le syndicat de généralistes MG France, « sans cette clause, les médecins auraient observé une baisse de 60 % des montants. L’ampleur du rebasage, qui a nécessité l’application d’un coefficient de 1,7, signifie que les indicateurs de la ROSP 2017 ont été mal ajustés. »

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Le constat de l’assurance maladie quant à certains indicateurs

Si l’Assurance Maladie constate que certains indicateurs sont en progression (dépistage du cancer colorectal, baisse de l’antibiothérapie), d’autres résultats demeurent moins enthousiasmants. C’est notamment le cas :

  • De la prévention du cancer du sein (baisse de 1,2 point en 2017)
  • De l’indicateur relatif à divers traitements prescrits dans le répertoire des génériques (baisse de 0,5 point en 2017)

La Commission Paritaire Nationale (CPN) a décidé, lors de sa réunion du 4 avril 2018, de constituer un groupe de travail afin d’adapter et d’actualiser les indicateurs, suite à cette première année d’application.

Depuis le 1er novembre 2017, de nouveaux tarifs sont appliqués par les médecins généralistes. Lors de consultations dites « complexes », ils concernent différents cas spécifiques.

Une facturation particulière pour les cas complexes et très complexes

D’un montant de 46 et 60 euros, les facturations concernant les consultations complexes ou très complexes sont appliquées depuis le 1er novembre 2017. Résultats de négociations entre les syndicats de médecins et l’assurance maladie, ces montants s’inscrivent dans une nouvelle convention tarifaire.

Les consultations complexes facturées 46 euros : elles concernent les enfants de 3 à 12 ans obèses ou qui présentent un risque avéré d’obésité, les nourrissons qui sortent de la maternité, ou encore les jeunes filles entre 15 et 18 ans qui souhaitent avoir accès à une contraception. Ce montant concerne également les consultations contre les maladies sexuellement transmissibles.

Certaines consultations peuvent être majorées de 16 euros et passer à 62 euros : asthme, prise en charge d’un couple stérile, pathologie oculaire grave, ou lors de la première consultation de prise en charge d’un trouble du comportement alimentaire.

Les consultations très complexes facturées 60 euros : ce sont des consultations rares qui peuvent concerner la préparation à des greffes rénales, les consultations d’annonce de cancer, les consultations des gynécologues concernant des malformations fœtales.

Les visites longues : ces visites effectuées chez un patient atteint d’une maladie neurodégénérative passent de 56 euros à 70 euros. Annuelles par le passé, elles pourront désormais être effectuées trois fois par an.

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Quel changement pour le remboursement ?

Ces consultations sont toujours remboursées à 70 % par l’assurance maladie et à 100 % en cas d’affection de longue durée. Il n’y a aucun changement quant à la prise en charge par la mutuelle du patient ou s’il bénéfice de la CMU.

Quant au coût global, on estime qu’il représentera environ 870 millions d’euros pour la Sécurité sociale ainsi que 180 millions d’euros pour les organismes complémentaires.